Lotte Kopecky a remporté son troisième titre mondial de la course à l'élimination, jeudi 15 octobre 2026, lors des championnats du monde de cyclisme sur piste disputés à Shanghai, en Chine. La Brugeoise referme des Mondiaux en demi-teinte, entre un sacre éclatant et deux occasions manquées sur l'omnium et l'américaine.

Un sacre forgé dans le chaos de Shanghai

Pour son entrée en lice dans la capitale économique chinoise, Kopecky a géré la course à l'élimination avec la délégation belge d'une main de maître, disposant finalement de la Japonaise Yumi Kajihara lors du sprint décisif, devant l'Américaine Megan Jastrab, troisième. Lotte Kopecky a géré cette course à l'élimination d'une main de maître pour finalement disposer de la Japonaise Yumi Kajihara lors du dernier sprint décisif, la troisième place revenant à l'Américaine Megan Jastrab.

Ce succès représente la 12e médaille décrochée par Kopecky dans les championnats du monde sur piste, la 7e en or et donc la 3e sur l'épreuve de l'élimination après ses succès en 2022 et 2023. En additionnant ses titres sur route, l'Anversoise porte son total à neuf couronnes mondiales dans sa carrière.

Une spécialiste incontestée de l'élimination

La Belge est également quadruple championne d'Europe en titre sur cette discipline, où une coureuse est éliminée tous les deux tours. Avant Shanghai, elle avait déjà prévenu qu'elle comptait profiter de ces Mondiaux pour relancer une saison sur route jugée décevante.

Un palmarès qui continue de s'étoffer

  • 2017 : titre mondial de l'américaine (Hong Kong)
  • 2021 : titre mondial de la course aux points
  • 2022 et 2023 : doublé élimination-américaine puis élimination-points
  • 2026 : nouveau titre de l'élimination à Shanghai

Omnium et madison : l'occasion manquée du podium

Le lendemain, Kopecky a disputé l'omnium, une épreuve qu'elle n'a jamais remportée au niveau mondial malgré une médaille d'argent en 2021 et une de bronze en 2023. Dans les trois premières épreuves, elle avait débuté par une 16e place sur le scratch suivie d'une 2e place sur la course tempo et une autre 2e place sur la course à l'élimination, avant de perdre pied lors de la dernière épreuve.

Sans le moindre point lors de la course aux points finale, elle a chuté au classement général. Au classement général, l'ancienne double championne du monde sur route a perdu deux places et termine au 7e rang, le titre revenant à la Britannique Anna Morris devant la Japonaise Tsuyaka Uchino et la Danoise Amalie Dideriksen.

Le week-end s'est achevé samedi avec l'américaine, disputée en duo avec Shari Bossuyt. Les deux Belges ont terminé à la 7e place de cette course également connue sous le nom de madison, l'or revenant aux Britanniques Anna Morris et Erin Boothman. Le duo belge ne retrouvera donc pas le toit du monde qu'il avait atteint en 2022.

Axel Merckx, le socle discret d'une renaissance

Une partie de la résilience affichée par Kopecky cette saison est associée, selon plusieurs médias spécialisés, à sa relation avec l'ancien coureur Axel Merckx, fils du légendaire Eddy Merckx. Le couple s'est marié civilement en mai 2026 à Bruges, lors d'une cérémonie volontairement discrète, avant une seconde célébration religieuse en juin à Laeken.

Kopecky elle-même avait évoqué cette stabilité retrouvée dans ses prises de parole publiques, expliquant que le soutien de son entourage proche l'aidait à mieux vivre les moments difficiles de sa carrière. Cette dimension personnelle éclaire en partie la capacité de la championne à rebondir malgré une saison sur route plus compliquée que les précédentes, marquées par ses titres mondiaux consécutifs en cyclisme sur route en 2023 et 2024.

Cap sur les qualifications olympiques de 2028

À l'entraînement avant son départ pour la Chine, Kopecky avait clairement fixé sa priorité pour les saisons à venir. L'Anversoise avait déclaré être « impatiente » de s'aligner sur l'américaine avec Shari Bossuyt, l'omnium et la course à l'élimination, ajoutant : « Je suis motivée à bien entamer les qualifications pour les Jeux Olympiques 2028, pour ne pas prendre de retard pour les années à venir. »

Ces Mondiaux de Shanghai s'inscrivent donc dans une logique de préparation à long terme plutôt que de simple bilan annuel. La Belgique, qui alignait une délégation de vingt pistards à Shanghai, peut également compter sur d'autres éléments prometteurs, à l'image du Madison masculin disputé par Fabio Van den Bossche et Lyndsay De Vylder, tenants du titre dans cette épreuve. Le parcours mondial de Kopecky, entre consécration et occasions manquées, confirme en tout cas qu'elle reste la référence du cyclisme belge sur piste, aux côtés de figures comme Remco Evenepoel sur route, à l'aube d'un nouveau cycle olympique.