Un communiqué pour calmer les rumeurs de retraite

Le coureur colombien Egan Bernal a dû sortir du silence, jeudi 8 octobre 2026, pour couper court aux spéculations qui enflaient depuis plusieurs jours sur une possible fin de carrière anticipée. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Egan Bernal a affirmé qu'il ne prenait pas sa retraite afin de démentir les rumeurs annonçant la fin de sa carrière.

Le vainqueur du Tour de France 2019 a profité de cette prise de parole pour clarifier sa situation contractuelle. « Je suis sous contrat avec l'équipe jusqu'à fin 2029 et, pour le moment, mon intention est de commencer la prochaine saison », assure le coureur colombien. Son contrat avec Netcompany INEOS prenait fin cette année, mais semble avoir été prolongé de trois saisons, si l'on en croit ses déclarations.

Une saison 2026 arrêtée après le Tour de France

Le Colombien de 29 ans n'a plus disputé la moindre course depuis la Grande Boucle estivale. Son silence prolongé avait fini par alimenter les doutes sur ses intentions réelles pour la suite.

Un bilan honorable malgré l'absence de victoire majeure

Bernal a terminé cinquième de Liège-Bastogne-Liège, dixième du Giro d'Italia et vingtième du Tour de France cette saison. Ces classements confirment qu'il reste capable de jouer un rôle dans les courses à étapes, même s'il n'a plus retrouvé le niveau qui lui avait permis de s'imposer dans deux grands tours avant son accident de 2022.

Les mots d'un coureur en pleine réflexion

« J'ai donné à ce sport les meilleures années de ma vie », confie-t-il dans son message, avant d'évoquer le besoin d'une coupure totale. « Je sentais que j'avais besoin de temps pour moi, pour me reposer, déconnecter un peu et retrouver cette sérénité que le rythme de la compétition met parfois à mal », explique-t-il à propos de sa décision d'arrêter sa saison plus tôt que prévu.

Quel avenir pour l'Aigle de Zipaquirá ?

Le choix de cette fin de saison prématurée a été réalisé en accord avec l'encadrement d'Ineos Grenadiers, avec qui il affirme être sur la même longueur d'onde. Une précision qui écarte l'idée d'un conflit avec sa formation britannique.

Une décision ouverte, sans échéance fixée

« Je ne sais pas exactement ce que les prochaines années me réservent, et je pense que je n'ai pas non plus besoin de tout savoir à ce stade », tempère-t-il, loin des certitudes qu'affichait le jeune prodige sacré à 22 ans sur les Champs-Élysées.

« Tant que je continuerai à concourir, je veux le faire avec la conviction qu'il me reste encore beaucoup à donner », appuie-t-il, désireux de ne pas continuer pour le plaisir de continuer. Une condition claire posée à lui-même avant d'envisager la saison 2027.

Un symbole pour tout un pays

Premier coureur latino-américain à remporter le Tour de France, Bernal avait ensuite conquis le Giro d'Italia 2021 avant qu'un accident presque fatal contre un bus, en Colombie début 2022, ne menace sa carrière et sa vie. Son retour progressif au plus haut niveau, jamais totalement abouti, continue de fasciner un peloton où les histoires de résilience se multiplient, à l'image de jeunes talents comme Jarno Widar, qui a récemment surpris Tom Pidcock sur les classiques d'automne.

La fin de saison du cyclisme mondial reste animée par d'autres rebondissements, entre la chute marquante de Filippo Ganna à la Coppa Bernocchi et les derniers exploits de Remco Evenepoel, sacré pour la quatrième fois consécutive champion du monde du contre-la-montre. Pour Bernal, l'heure est plutôt à la réflexion personnelle avant un hypothétique retour en compétition au début de l'année prochaine.