Près de trois mois après avoir quitté le banc de l'équipe de France, Didier Deschamps attend toujours une cérémonie officielle de la part de la Fédération française de football. Le président Philippe Diallo a dû s'expliquer cette semaine sur ce silence, pendant qu'en coulisses d'anciens Bleus comme Robert Pirès rappellent tout ce que l'ancien sélectionneur a apporté au football tricolore.

Didier Deschamps a dirigé les Bleus pendant quatorze ans, de 2012 jusqu'à la Coupe du monde 2026. Son dernier match sur le banc a été

Un hommage toujours en attente

Près de trois mois après le départ de Didier Deschamps, rien n'est toujours programmé pour saluer ses quatorze années à la tête des Bleus, pas même lors de France-Turquie, le 15 novembre à Bordeaux, dans la région natale du Bayonnais. L'absence de cérémonie avait déjà fait réagir lors du dernier rassemblement, aucun hommage n'ayant été prévu au Stade de France face à l'Italie et la Belgique.

Interrogé par le quotidien régional Sud Ouest lors d'un déplacement en Nouvelle-Aquitaine, le président de la FFF a livré sa version des faits plutôt que de laisser planer le doute plus longtemps.

Diallo justifie le silence de la fédération

« Dès qu'il sera prêt »

Selon le président de la FFF, ce délai répond d'abord à la volonté de l'ancien sélectionneur lui-même, qui aurait confié que son souhait était de prendre un peu de recul. Diallo s'est voulu rassurant sur la suite. Le dirigeant promet que la Fédération saura se manifester le moment venu, assurant que dès que Deschamps sera prêt, un hommage lui sera naturellement rendu.

Une période restaurée

Selon Diallo, Deschamps a réussi à restaurer l'image de la sélection, à remettre le public derrière elle et à obtenir des résultats, ce qui mérite selon lui la reconnaissance du football français. La FFF réfléchirait même à la création d'un Hall of Fame pour ses anciens sélectionneurs et internationaux.

Pirès monte au créneau pour défendre l'héritage de « DD »

Alors que l'enthousiasme autour de Zinédine Zidane, nommé officiellement sélectionneur fin juillet, continue de dominer l'actualité des Bleus, certaines voix tiennent à remettre les choses en perspective. Même pendant les débuts de Zidane, le bilan de son prédécesseur reste défendu, et Robert Pirès, lors de son jubilé à Metz, a demandé qu'on n'oublie pas ce que Didier Deschamps avait apporté à l'équipe de France.

Un plaidoyer qui résonne alors que le dernier match de Deschamps sur le banc tricolore reste dans les mémoires pour une raison particulière. Le Basque a quitté son poste après 14 ans et 185 matchs, sur une fin de Mondial ratée, reconnaissant lui-même après coup avoir vécu une première mi-temps imprésentable.

Et maintenant ? Un avenir encore flou

La porte entrouverte vers la Ligue 1

Libre depuis l'été, l'ancien capitaine des champions du monde 1998 n'a pas fermé la porte à une reprise d'activité. Avec son immense palmarès à la tête de la sélection française, Deschamps ne devrait accepter qu'un projet prestigieux, seules de grandes sélections nationales ou certains clubs européens majeurs trouvant grâce à ses yeux. Son nom a notamment été associé à plusieurs reprises à un possible retour sur un banc de championnat français, sans qu'aucune offre concrète n'ait filtré pour l'instant.

Une succession déjà installée

Zinédine Zidane a été nommé nouveau sélectionneur de l'équipe de France par la Fédération, succédant à Didier Deschamps qui se trouvait à la tête des Bleus depuis 2012, pour les quatre prochaines années. Une page qui se tourne donc officiellement sur le plan sportif, même si, sur le plan symbolique, la reconnaissance publique envers Deschamps reste suspendue à son propre feu vert.

Pour les supporters belges, qui ont souvent croisé la route des Bleus de Deschamps ces dernières années, notamment lors des récentes confrontations en Ligue des Nations, cette séquence illustre la difficulté à clore sereinement une page aussi longue à la tête d'une grande sélection.