Ce lundi 28 septembre 2026, la Belgique reçoit la France à 20h45 au Stade Roi Baudouin de Bruxelles pour le compte de la deuxième journée de la Ligue des Nations. Les Diables Rouges de Mark van Bommel et les Bleus, désormais dirigés par Zinédine Zidane, s'affrontent dans un groupe A qui compte aussi l'Italie et la Turquie.
Deux équipes lancées après une entame réussie
Les deux sélections abordent ce choc avec la même dynamique. Au classement, les Diables Rouges pointent à la première place avec 3 points, comme les Bleus, mais avec une meilleure différence de buts que l'équipe de France. Cette première place éphémère s'explique par les résultats de vendredi, où chacune des deux nations a validé son entrée en lice dans cette campagne 2026-2027.
Pour les Bleus, la victoire est venue face à la Turquie, obtenue sans forcer. Une semaine plus riche encore attend l'équipe de France puisqu'un déplacement en Belgique précède deux rencontres consécutives à domicile, contre l'Italie puis, en match retour, face aux Diables Rouges eux-mêmes début octobre. Le 5 octobre 2026, le Stade de France doit en effet accueillir un nouveau Belgique-France comptant pour la quatrième journée du groupe, une échéance déjà présentée comme décisive pour la qualification aux phases finales.
L'absence de Mbappé au cœur des discussions
Le sujet qui a dominé les conférences de presse d'avant-match reste l'indisponibilité du capitaine tricolore. Blessé au genou contre la Turquie vendredi en Ligue des Nations, l'attaquant du Real Madrid Kylian Mbappé a dû déclarer forfait pour la suite de ce rassemblement. Une hyperextension du genou gauche qui prive Zidane de son joueur le plus décisif pour ce déplacement à Bruxelles.
Interrogé sur ce forfait lors de sa conférence de presse, le sélectionneur belge n'a pas caché sa déception. « Je trouve dommage que Mbappé ne soit pas là, car on aime toujours affronter les meilleurs joueurs. Je ne sais pas exactement de quelle blessure il souffre, mais j'aurais aimé qu'il soit là », a commenté le technicien néerlandais. Van Bommel a toutefois tenu à relativiser l'impact de cette absence sur l'approche de son équipe, assurant que « cela ne change rien à notre façon de jouer » et que « ce n'est pas grave si on se fait dépasser une fois, tant que chacun sait ce qu'il doit faire ensuite et qu'il redresse la situation avec un engagement total ».
Le sélectionneur belge devra lui aussi composer avec des absences puisque son groupe est privé de deux éléments habituels de la rotation offensive et défensive, contraints à observer cette rencontre depuis les tribunes ou leur domicile en raison de pépins physiques contractés récemment.
Camavinga chambre les Diables avant le coup d'envoi
Du côté français, l'ambiance est plutôt à la décontraction. Interrogé sur la rivalité grandissante entre les deux nations, le milieu du Real Madrid Eduardo Camavinga a glissé une pique amusée à l'intention des Belges. « Une forme de rivalité ? (rires) C'est un match très important, parce que la Belgique reste une grande nation. Après, ce qui s'est passé, c'est plus vous les Belges qui l'avez en travers de la gorge (rires) », a répondu le joueur du Real Madrid, avant de tempérer son propos en rappelant l'importance sportive de la rencontre.
Cette réplique fait référence à la série de résultats favorable aux Bleus dans ce duel. La France reste sur une série de cinq victoires consécutives face à la Belgique, un chiffre qui alimente depuis plusieurs années la frustration belge à chaque nouvelle confrontation entre les deux voisins.
Une rivalité ancienne, un palmarès très serré
Au-delà des résultats récents, l'historique global entre les deux sélections reste d'une rare équilibre. Belgique et France se sont affrontées 78 fois à ce jour, les Diables Rouges ayant remporté 30 victoires contre 29 pour les Bleus, tandis que 19 rencontres se sont soldées par un nul. Un chiffre qui rappelle que, malgré la domination française des dernières années, la rivalité reste l'une des plus disputées du football européen.
La France a néanmoins remporté ses cinq dernières confrontations face à la Belgique, dont une victoire 1-0 en demi-finale du Mondial 2018 et un succès 3-2 en demi-finale de Ligue des Nations 2021, deux épisodes qui ont marqué durablement les Diables Rouges.
Ce qui attend les deux équipes après ce match
Au-delà du résultat de ce lundi soir, l'enjeu dépasse la seule soirée bruxelloise. Une victoire permettrait à l'une des deux nations de prendre une option sérieuse sur la première place du groupe avant d'affronter l'Italie et la Turquie lors des journées suivantes. Le match retour, prévu au Ligue des Nations : Serbie-Pays-Bas même week-end de compétition à travers l'Europe, promet également une fin de parcours disputée pour l'ensemble des groupes.
Cette soirée européenne s'inscrit dans un calendrier chargé où d'autres nations jouent aussi leur va-tout, à l'image de l'Équipe d'Espagne face à l'Angleterre quelques jours plus tôt à Wembley. Pour la Belgique, l'objectif est clair : confirmer son bon début de mandat sous les ordres de Mark van Bommel et, enfin, renouer avec une victoire face à son voisin français.
