La 70e cérémonie du Ballon d’Or se déroule ce lundi 26 octobre à Londres, et la Belgique y vit déjà un moment historique : Tessa Wullaert, capitaine des Red Flames, est devenue la toute première Belge nommée au Ballon d’Or féminin et a terminé à la 19e place du classement dévoilé dans l’après-midi.

Une 70e édition qui quitte Paris pour Londres

Pour la première fois de son histoire, le Ballon d’Or ne se remet pas dans la capitale française. La cérémonie a lieu au London Palladium, un choix symbolique puisque France Football a choisi Londres en hommage au premier lauréat du trophée, en 1956, l'Anglais Stanley Matthews, qui jouait à Blackpool.

La soirée est animée par un duo habitué des grandes scènes du football européen : Thierry Henry et Kate Scott, qui officient ensemble sur CBS Sports lors des soirées de Ligue des champions, sont les maîtres de cérémonie de cette édition.

Tessa Wullaert, une pionnière pour le football belge

Une saison référence avec l’Inter Milan

À 33 ans, l’attaquante a validé sa place parmi les trente nommées grâce à un exercice exceptionnel. Attaquante de l'Inter Milan la saison écoulée et capitaine des Red Flames, elle avait terminé meilleure buteuse du championnat d'Italie avec 14 buts en 22 matchs et meilleure passeuse avec 9 assists.

Avant même de connaître ce classement, la joueuse avait savouré sa nomination avec une formule marquante, confiant qu’elle pouvait désormais « finir sa carrière tranquille ».

Une place confirmée dans le top 20 mondial

Le verdict est tombé en fin d’après-midi : seule Belge à figurer parmi les trente joueuses retenues susceptibles de recevoir le Ballon d'Or féminin, Tessa Wullaert a terminé à la 19e place de ce référendum. Elle devance notamment la Zambienne Barbra Banda et termine juste devant la Française Selma Bacha, vingtième.

Qui peut succéder à Dembélé et Bonmatí ?

Côté masculin, le suspense reste entier avant l’annonce du nom du successeur d’Ousmane Dembélé. Plusieurs favoris sont scrutés de près, parmi lesquels l’attaquant anglais de Bayern Munich, cité comme l’un des grands prétendants après une incroyable saison à 61 buts, aux côtés de Kylian Mbappé, Lamine Yamal ou encore le tenant du titre lui-même.

Chez les femmes, la lauréate 2025 ne remettra pas son titre en jeu : l’Espagnole Aitana Bonmatí n’a pas été nommée cette année en raison de blessures qui ont perturbé sa saison. Les premiers noms du classement général, de la 30e à la 11e place, ont déjà été dévoilés dans l’après-midi, confirmant l’ambiance électrique qui entoure l’événement avant même le début officiel de la soirée.

Comment et quand suivre la soirée en Belgique

Le programme heure par heure

Le tapis rouge a débuté en fin d’après-midi et la cérémonie officielle doit s’ouvrir en soirée. Selon plusieurs médias espagnols cités par la presse française, le nom du Ballon d'Or 2026 masculin devrait être dévoilé à 22h43, tandis que la lauréate du Ballon d'Or 2026 féminin sera connue à 22h38, heure de Bruxelles comme de Paris.

Bonne nouvelle pour les amateurs de football en Belgique : contrairement à la France, où la chaîne L’Équipe détient l’exclusivité, le Ballon d'Or 2026 est diffusé gratuitement en Belgique, lundi 26 octobre à 21 h, sur DAZN avec un simple compte, sans nécessité de souscrire un abonnement payant.

D’autres Belges à surveiller cette nuit

Wullaert ne sera pas la seule compatriote au centre de l’attention. La soirée s’annonce suivie de près en Belgique puisque, outre l’attaquante des Red Flames, Thibaut Courtois et Vincent Kompany valent aussi le détour dans les différentes catégories et distinctions remises au cours du gala. Les amateurs des Diables Rouges ne manqueront donc pas la soirée.

Ce qui attend les Red Flames après Londres

Au-delà de la distinction individuelle, cette nomination tombe à un moment charnière pour l’équipe nationale féminine. Les Red Flames se préparent en effet à un rendez-vous décisif, puisque la sélection doit affronter la Pologne lors d’un barrage qui pourrait ouvrir la voie à une grande compétition internationale.

Pour le football belge, la soirée londonienne confirme en tout cas une tendance : la génération actuelle, tant masculine que féminine, continue de se faire une place parmi l’élite mondiale, dans la lignée des performances suivies du côté de l’équipe nationale masculine.