Massimiliano Allegri traverse une période compliquée sur le banc du SSC Napoli. Mardi 13 octobre 2026, à l'Estadio de la Cerámica, son équipe s'est inclinée 3-1 face à Villarreal en deuxième journée de Ligue des champions, et c'est surtout la relation tendue entre le technicien italien et son capitaine belge Kevin De Bruyne qui a dominé l'actualité depuis.

Que s'est-il passé pendant Villarreal - Napoli ?

Villarreal a mis fin à une série de sept défaites consécutives en Ligue des champions en s'imposant 3-1 face au Napoli à l'Estadio de la Ceramica. Pourtant, les Napolitains avaient bien débuté la rencontre.

Après avoir tamement perdu 1-0 à domicile contre Arsenal lors de la première journée, les hommes de Max Allegri ont pris l'avantage grâce à Amir Rrahmani, avant d'encaisser deux buts en l'espace de vingt minutes, puis un troisième dans le money time. Le but égalisateur de Georges Mikautadze est survenu après une erreur de relance, puis Santiago Mourino a inscrit une frappe lointaine remarquée avant que Tani Oluwaseyi ne scelle le score final.

Une deuxième désillusion européenne

Cette défaite enfonce un peu plus Naples dans la crise sur la scène continentale. Il s'agit de la deuxième défaite en deux matches de Ligue des champions pour l'équipe d'Allegri, qui reste donc sans le moindre point après ce début de phase de groupes.

Allegri furieux : des consignes ignorées par De Bruyne

Mais au-delà du résultat, c'est l'attitude de Kevin De Bruyne sur la pelouse qui a retenu l'attention des observateurs italiens. De Bruyne a pratiquement ignoré les consignes de son entraîneur, provoquant sa colère. Allegri a passé une grande partie de la première période à crier « Kevin, Kevin ! » pour attirer son attention. Il attendait autre chose de lui : il voulait le faire redescendre dans un rôle de meneur de jeu reculé afin de trouver de nouvelles solutions offensives.

Tentant à plusieurs reprises de l'appeler pour lui dicter de nouvelles consignes, Allegri a pourtant été ignoré par le meneur de jeu belge, et ce, malgré les gestes et cris en sa direction. Le quotidien La Gazzetta dello Sport a résumé la scène en évoquant une communication rompue entre les deux hommes au moment où elle était la plus nécessaire.

« Nous ne nous sommes pas compris »

Interrogé après la rencontre, Allegri a tenté de calmer le jeu sans nier l'incident. Il a expliqué : « À un moment donné, j'ai demandé à De Bruyne de se positionner entre les deux milieux de terrain car il est plus technique que Scott McTominay, qui est en revanche plus doué en attaque, mais nous ne nous sommes pas compris ». L'entraîneur toscan confirme ainsi qu'il n'avait pas demandé au Belge de redescendre aussi bas qu'il l'a fait, lui qui le préfère dans un rôle de 8 ou de 10.

Une cohabitation tactique déjà fragile

Ce nouvel accroc n'est pas une surprise totale. Le débat sur le positionnement de De Bruyne existait déjà avant Villarreal : Allegri avait publiquement plaidé pour voir son capitaine reculer en meneur de jeu profond, une solution que l'international belge n'apprécie pas particulièrement. Le contexte n'aide pas non plus l'entraîneur italien, dont le bilan reste fragile depuis son arrivée cet été.

Débarqué sur le banc du Napoli cet été, Massimiliano Allegri connaît plusieurs difficultés depuis le début de la saison, avec notamment un bilan comptable qui affiche quatre défaites en huit matches. En Serie A, le club campanien occupe actuellement la huitième place, loin de son statut de vice-champion en titre.

Vers une sanction pour De Bruyne à Venezia ?

Un calendrier chargé

La suite du calendrier ne laisse guère de temps à Naples pour digérer cet épisode. Les Napolitains se déplacent samedi 17 octobre sur la pelouse de Venezia, lanterne rouge de Serie A, avant de recevoir Bodø/Glimt mardi en Ligue des champions. Une partie de la presse italienne évoque déjà un possible repos forcé pour Kevin De Bruyne lors du déplacement à Venise, Allegri étudiant plusieurs changements dans son onze de départ.

Un symbole pour les Diables Rouges

L'épisode dépasse le seul cadre napolitain tant Kevin De Bruyne reste une figure centrale des Diables Rouges. Sa gestion par Allegri sera scrutée de près en Belgique à l'approche des prochains rassemblements de l'équipe nationale, pour laquelle le milieu de terrain reste un cadre incontournable malgré les turbulences en club.

Pour l'instant, aucune sanction officielle n'a été confirmée par le club. Mais la tension décrite par la presse italienne illustre les difficultés d'adaptation d'un effectif encore en quête d'équilibre sous les ordres de son nouvel entraîneur.