Les Pays-Bas ont dû courir après le score jeudi soir à Thessalonique avant d'arracher un match nul 2-2 contre la Grèce, comptant pour la Ligue des Nations. Denzel Dumfries s'est retrouvé au cœur de l'actualité, entre un but refusé qui l'a profondément agacé et une interview d'après-match mouvementée.
Un passage à vide qui devient une habitude
L'équipe du sélectionneur Xavi Hernández a rejoint les vestiaires à la pause avec un retard de 2-0 après une première période dramatique. L'équipe des Pays-Bas a arraché un point en fin de match jeudi soir contre la Grèce (2-2), après être rentrée aux vestiaires à la pause avec un retard de deux buts.
Ce scénario catastrophe en première période n'est pas une première pour les Oranje cette trêve internationale. Dumfries lui-même a reconnu le parallèle avec la rencontre précédente : « On l'a vu contre l'Allemagne, on le voit aujourd'hui ». Déjà en Serbie, les Pays-Bas avaient montré un bien meilleur visage après la pause qu'en début de match.
Le but refusé qui obsède le défenseur
Sur l'action la plus commentée de la soirée, le défenseur grec avait perdu le contrôle du ballon face à Dumfries, qui en avait profité pour tromper le gardien ; après intervention de la VAR, la réalisation a finalement été invalidée pour hors-jeu. L'arbitre Marco Guida a été appelé à consulter l'écran avant de confirmer sa décision initiale.
Le latéral s'est montré incapable de digérer ce choix. « Pour moi, il n'y a pas hors-jeu », a-t-il affirmé, se disant seulement modérément satisfait du résultat final. « Au final, c'est un petit point, mais ce n'est pas suffisant », a-t-il conclu après la rencontre.
Un vestiaire électrique à la mi-temps
Interrogé sur l'ambiance dans les vestiaires pendant la pause, Dumfries n'a pas caché la tension qui régnait entre coéquipiers. Interrogé sur le fait de savoir si Xavi Hernández est un sélectionneur qui s'emporte, il a répondu sans détour « Oui, bien sûr. Tu sens de la colère. Entre nous aussi, de la colère », avant d'ajouter qu'il fallait repartir de zéro en seconde période.
Cette franchise illustre les difficultés rencontrées par le nouveau sélectionneur depuis sa nomination après la Coupe du monde. Le groupe A de cette Ligue des Nations, qui compte aussi la Serbie affrontée à Belgrade lors de la journée précédente, s'annonce particulièrement disputé pour les Néerlandais.
Scène tendue dans la zone mixte
La soirée mouvementée de Dumfries ne s'est pas arrêtée au coup de sifflet final. Dans la zone mixte bondée de Thessalonique, le défenseur a eu du mal à suivre les questions de la journaliste néerlandaise en raison du vacarme ambiant, avant d'interrompre lui-même l'échange pour demander du calme et davantage de respect à un journaliste grec présent sur place.
Cette image, largement relayée aux Pays-Bas, confirme à quel point la rencontre a été nerveuse pour les Oranje, au-delà du simple résultat sportif. Depuis juillet 2026, Dumfries évolue sous les couleurs du Real Madrid après son transfert depuis l'Inter Milan, un club dont l'actualité intéresse aussi de près les amateurs belges de football.
Et maintenant pour les Oranje ?
Les Pays-Bas n'ont pas le temps de souffler : ils recevront la Serbie dès le 4 octobre pour la suite de leur campagne de Ligue des Nations, dans un groupe où chaque point compte. Pour Xavi Hernández, l'enjeu sera de corriger les largages de première période qui se répètent match après match depuis sa prise de fonction.
Du côté belge, la sélection nationale suit elle aussi avec attention l'évolution de ce groupe, alors que les Diables Rouges traversent leur propre tournant en Ligue des Nations après leur revers concédé face à la France. Dumfries, de son côté, espère que cette agitation autour de lui ne sera qu'une péripétie avant les prochaines échéances.
